DE L’ÉTABLISSEMENT D’UNE CIRCULATION MONÉTAIRE, Râl
sous forme de réserve. Le montaut des billets en circulation ne dé
pend pas de l’importance du capital que possèdent les créateurs du
papier, mais bien des exigences de la circulation générale; et le chiffre
cette circulation se règle, comme j’ai essa>é de le démontrer, sur la
valeur de l’étalon ( standard), sur l’ensemble des paiements et sur le
degré d’économie introduit dans les transactions financières.
L’accroissement du capital de la banque n’aurait donc qu’un seul
effet: il lui permettrait de prêter au gouvernement ou aux négociants
des fonds qui, autrement, eussent été avancés par les particuliers eux-
•Rèmes. La Banque multiplierait ses opérations ; elle grossirait le
nombre des effets de commerce et des billets de l’Echiquier qu elle a
portefeuille, elle augmenterait même son revenu; mais, en suppo
sant que le taux courant de l’intérêt fût de 5 p. O/o et que la même
économie présidât aux affaires de l’établissement, les bénéfices des
aetioiinaires n’éprouveraient ni‘accroissement, ni diminution. Si
même, par la gestion individuelle de leurs capitaux, les actionnai-
avaient pu en retirer des j)rolits plus élevés, soit dans le com
merce, soit dans toute autre branche d’exploitation, ils se trouve-
*’aieut avoir subi une perte positive.
Mais les directeurs, en opposition avec un acte formel du Parlement,
De refusent pas seulement de faire la répartition des bénéfices en ré-
^erve, ils se sont également déterminés à ne pas communiquer aux ac
tionnaires le chiffre de ces bénéfices, et cela au mépris de leurs statuts
yRi ordonnent « de convoquer deux fois par an une assemblée géné-
* cale des actionnaires dans le but d’examiner la situation et les res-
" sources de la société, de calculer les dividendes sur tous ¡es produits,
“ HinèraJemenl (¡nelconques, recueillis dans le mouvement du capital
“ Social et de les répartir entre les ayants droit, pro|)orlionnellement
" ^ la mise et à l’intérêt de chacun. «
tt dans le cas même où la loi serait muette, les directeurs, avant
refuser la communication des comptes aux actionnaires, seraient
loiius d’indi(|uer les conséquences fâcheuses qui peuvent résulter
^ One telle publicité.
^otte publicité est le seul gage qu’aient les actionnaires de la
loyauté et de l’habileté des directeurs. Elle est précieuse à ce titre,
^®r il se peut que les affaires de la Banque ne soient pas toujours
dirigées par des hommes tels que ceux qui sont actuellement à sa
et contre ies(¡ue]s il ne s’est pas élevé l’ombre d’un soupçon,
sont les garanties des actionnaires contre une administration
Corrompue et avide ? N’ont-ils pas été sans winptes, sans distribution