Full text : Oeuvres complètes

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I

ÜEIJVHKS  DIVKUSES.

vieuílrait  des  déplacements  de  capitaux  toujours  nuisibles  aux  intérêts ­
  du  pays.
Un  pays  a  droit  d’espérer  les  plus  magniiiques  résultats,  lorsque
le  gouvernement  modère  son  intervention  et  s’abstient  d’encourager
ou  d’entraver  la  route  que  le  spéculateur  considère  comme  la  plus
avantageuse  pour  le  placement  de  ses  capitaux.  Si  l’on  rayait  d’uu
mot  la  concurrence  étrangère,  les  dîmes,  les  contributions,  etc.,  qui
pèsent  exclusivement  sur  le  fermier,  ne  seraient  plus  un  obstacle  au
développement  de  son  industrie.  Un  eilet,  il  élèverait  immédiatement ­
  le  prix  de  ses  produits,  et  dans  le  cas  où  cetle  faculté  lui  serait
enlevée  il  abandonnerait  une  profession  qui  ne  lui  donnerait  plus
les  profits  généraux  et  ordinaires  des  autres  industries.  Permettre
l’importation,  c’est  donner  aux  agriculteurs  du  dehors  un  encouragement ­
  injuste,  à  moins  qu’on  ne  soumette  les  produits  étrangers  à
un  droit  équivalent  aux  dimes  et  autres  charges  qui  pèsent  exclusivement ­
  sur  le  cultivateur  national.
Ut  cependant,  si  l’on  refusait  à  ce  dernier  la  concession  d’un  drawback ­
  a  la  sortie,  il  pourrait  dire  :  «  Avant  l’origine  de  votre  taxe  et  au-»
  térieurement  à  la  hausse  qu  elle  a  immédiatement  déterminée  dans
»  mes  produits,  je  pouvais  lutter  avec  les  cultivateurs  étrangers  sur
»  les  marchés  de  l’univers  ;  en  éloignant  la  limite  où  commencent  mes
«  bénéfices,  vous  m’avez  enlevé  ce  privilège.  Coiicédez-moi  un  draw-»
  back,  et  vous  me  replacez  dans  la  situation  même  où  j’étais  relative-»
  ment  à  mes  concitoyens,—  considérés  comme  producteurs  des  autres
»  marchandises,  —  et  relativement  aux  étrangers,  —  comme  créa-»
  teurs  de  produits  naturels.  >-  Les  principes  de  l’équité  la  plus  sévère
et  les  vrais  intérêts  du  pays  seraient  d’accord  pour  appuyer  une  telle
réclamation.
SUCTION  IV.

De  l’influence  des  l>elles  récoltes  sur  le  prix  du  blé.
J’ai  essayé  d’établir,  dans  une  des  sections  précédentes,  que  pour
être  rémunérateur,  le  prix  du  blé  devait  couvrir  toutes  les  déjienses
de  production  ,  y  compris  les  profits  ordinaires  des  capitaux  mis  eU
œuvre.  C’est  de  l’accomplissement  rigoureux  de  ces  conditions  qu’oi*  |
peut  seulement  attendre  quelque  régularité  dans  l’approvisionnemeut  |
moyen  du  marché.  Si  le  prix  courant  ne  suttit  pas  pour  restitue^
l’ensemble  des  frais  de  production,  les  profits  baisseront  ou  disp»'
raitront  entièrement.  S’il  est  plus  qu’une  rémunération  légitime,
            
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