NOTRE FLOTTE COMMERCIALE.
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630,000 fr.) ne se préoccupe de réunir que la moitié du ca
pital par ses moyens propres ou une émission d’actions ; la
seconde moitié, destinée à désintéresser complètement le
constructeur, sera avancée à 5 p. loo d’intérêt par une des
nombreuses banques qui pratiquent l’iiypolhèque maritime.
Pour peu que la chance le serve, le navire encaissera par la
prime de tels bénéfices qu’une fois les 5 p. lOO d’intérêts
hypothécaires soldés, il restera à distribuer aux porteurs
d’actions des dividendes considérables. Tout le mécanisme
de cette opération peu compliquée apparaît dans les bilans
que voici, émanant d’une Société nantaise d’armement (').
Voilier Reine-Blanche. — Capital-actions : 220,000 fr. ;
capital emprunté : 220,000 fr. ; jauqe brute : i,945 ton
neaux ; port en lourd : 2,520 tonneaux.
Voyaqe de Newcastle-sur-Tyne à Swansea, San-Francisco,
East-London (Cap de Bonne-Espérance) et Thio (Nouvelle-
Calédonie). Retour au Havre. 1897-1898. Durée : seize mois
et demi (décharqement compris).
Riccettes.
l’rimes à la navigation i33,48i fr.
Frets 237,042
Total des recettes. 371,123 fr.
DÉI’ENSES.
Dépenses faites à Swansea, Newcastle et Nantes . . . 27,812^00
Dépenses faites à San-Francisco 3i,385 00
Dépenses faites à East-London 18,822 00
, Dépenses faites à Thio 10,000 00
Dépenses faites au Havre 8,000 00
Gages à l'équipage 25,5oo 00
Commissions et courtages 8,000 00
Assurances 34,3g i 00
Ä reporter 158,910^00
(i) La Compagnie de navigation française, société anonyme d’armement, au capital
de i,65o,ooo fr., siège social à Nantes, 6, quai de Brancas.