Il4 LB PROBLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
(les droits de chancellerie à payer aux consuls dans les ports
étrangers. Ces droits sont établis à raison de 76 Ir. par es
cale^ tandis que les Anglais ne paient que i5 fr.
« Nous demandons enfin qu’une large franchise de pilo
tage soit accordée aux navires français et que le tarif des
droits de conduite perçus par les courtiers maritimes soit
également réduit en leur faveur. Il est déplorable qu’un na
vire français, s’il est lié par charte-partie à un courtier, ait
à payer quatre fois plus cher à Calais ou au Havre qu’à
Hambourg ou à Liverpool. »
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Enfin, sur la troisième rjuestion, touchant les moyens
pro[)osés pour diriger les frets français vers les ports fran
çais, les armateurs ont fait une réponse très sensée ; ils ont
demandé que l’on favorisât par toutes sortes de moyens,
notamment par la conclusion de traités de commerce et de
navigation, par la création de ports francs, par l’établisse
ment de chemins de fer, de canaux, par de grands travaux
de ports, le développement du commerce, de l’industrie et
des échanges internationaux.
« En effet, ont-ils dit, tout est là; s’il n’y a pas de com
merce, s’il n’y a pas d’exportation, s’il n’y a pas d’importa
tion, si l’industrie souffre et disparaît, si le transit s’effectue
j)ar d’autres pays, si les produits de l’intérieur n’arrivent pas
économiquement dans les ports, il n’y a pas de frets pour
les navires. La marine marchande n’a aucune raison de se
développer et sa décadence ne peut cjue continuer. »
Enr ésumé, les armateurs ont tracé tout un plan de réformes
et d’action — à la réalisation duquel se trouve, à leur avis,
subordonné le relèvement de la marine marchande française.
Modification profonde de la loi de i8g3, mise en concur-