LE i'ROHLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
234
leineiits, de vente ou d’achat de navires. Quelques-unes des
maisons qu’ils diriqent sont extri'inement importantes : je
citerai entr’aufres les bureaux de courtaqe H. Clarkson
et C‘®, H. E. Moss et C'*, C. O. Kellock ctC'% Pill etC‘®, etc.
J’ai visité plusieurs de ces bureaux et notamment ceux de
la maison Clarkson and C", 112, Fenchurclit Street, celle,
m’a-t-on dit, qui fait le plus d’alfaires avec nos armateurs.
Gérée par M. Clarkson et un Français, son associé, M. Dion,
elle est divisée en plusieurs « départements » ; c’est un Nan
tais fort entendu dans toutes les questions maritimes, M. Gi-
ton, qui est à la tête du « département » français.
Les bureaux de la maison Clarkson n’ont rien de luxueux,
mais il y rèqne une fiévreuse activité; de 10 heures à 4 heures
du soir ils présentent l’aspect d’une véritable ruche eu travail.
La méthode d’opérer de la maison Clarkson et des éta
blissements similaires est la même que celle de tous les au
tres courtiers, lesquels ne se contentent pas d’attendre les
demandes d’affretement ou d’achat de navires qui peuvent
leur être adressées, mais s’efforcent de les provoquer en adres
sant aux "armateurs de l’univers entier des circulaires pério
diques, où se reflète, comme dans un miroir fidèle, l’état du
marché des navires à Londres.
On m’a remis le pins récent exemplaire de ce document.
C’est une brochure de douze pages où sont consignées les
offres de navires. La maison Clarkson prend soin d’y indi
quer qu’elle se charge aussi bien de l’achat (jue de la vente
des bateaux.
La circulaire spécifie sous un numéro d’ordre les particu
larités de chaque navire proposé, la date de son lancement,
la classe de son enregistrement au Lloyd ('), sa portée en
lourd, son tirant d’eau, ses dimensions en longueur, largeur,
I. Mention importante, car, suivant que le navire est de ou de 2<-- classe, sa valeur
vénale et le taux de son assurance augmentent ou diminuent.