Full text : Le problème de la marine marchande

LE  i'ROHLÈME  DE  LA  MARINE  MARCHANDE.

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leineiits,  de  vente  ou  d’achat  de  navires.  Quelques-unes  des
maisons  qu’ils  diriqent  sont  extri'inement  importantes  :  je
citerai  entr’aufres  les  bureaux  de  courtaqe  H.  Clarkson
et  C‘®,  H.  E.  Moss  et  C'*,  C.  O.  Kellock  ctC'%  Pill  etC‘®,  etc.
J’ai  visité  plusieurs  de  ces  bureaux  et  notamment  ceux  de
la  maison  Clarkson  and  C",  112,  Fenchurclit  Street,  celle,
m’a-t-on  dit,  qui  fait  le  plus  d’alfaires  avec  nos  armateurs.
Gérée  par  M.  Clarkson  et  un  Français,  son  associé,  M.  Dion,
elle  est  divisée  en  plusieurs  «  départements  »  ;  c’est  un  Nantais ­
  fort  entendu  dans  toutes  les  questions  maritimes,  M.  Giton,
  qui  est  à  la  tête  du  «  département  »  français.
Les  bureaux  de  la  maison  Clarkson  n’ont  rien  de  luxueux,
mais  il  y  rèqne  une  fiévreuse  activité;  de  10  heures  à  4  heures
du  soir  ils  présentent  l’aspect  d’une  véritable  ruche  eu  travail.
La  méthode  d’opérer  de  la  maison  Clarkson  et  des  établissements ­
  similaires  est  la  même  que  celle  de  tous  les  autres ­
  courtiers,  lesquels  ne  se  contentent  pas  d’attendre  les
demandes  d’affretement  ou  d’achat  de  navires  qui  peuvent
leur  être  adressées,  mais  s’efforcent  de  les  provoquer  en  adressant ­
  aux  "armateurs  de  l’univers  entier  des  circulaires  périodiques, ­
  où  se  reflète,  comme  dans  un  miroir  fidèle,  l’état  du
marché  des  navires  à  Londres.
On  m’a  remis  le  pins  récent  exemplaire  de  ce  document.
C’est  une  brochure  de  douze  pages  où  sont  consignées  les
offres  de  navires.  La  maison  Clarkson  prend  soin  d’y  indiquer ­
  qu’elle  se  charge  aussi  bien  de  l’achat  (jue  de  la  vente
des  bateaux.
La  circulaire  spécifie  sous  un  numéro  d’ordre  les  particularités ­
  de  chaque  navire  proposé,  la  date  de  son  lancement,
la  classe  de  son  enregistrement  au  Lloyd  ('),  sa  portée  en
lourd,  son  tirant  d’eau,  ses  dimensions  en  longueur,  largeur,
I.  Mention  importante,  car,  suivant  que  le  navire  est  de  ou  de  2<--  classe,  sa  valeur
vénale  et  le  taux  de  son  assurance  augmentent  ou  diminuent.
            
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