CHAPITRE VI
LES CHANTIERS DE LA CLYDE
I, La construction écossaise.
Longtemps, riiidiistrie des conslructions navales, exercise
par des corporations fermées de shipwrights, charpentiers
de marine, qui édifiaient, de la quille à la pomme du mât,
les navires en Lois, alors seuls connus, compta des chantiers
dans la plupart des ports de l’Angleterre. Mais la substitu
tion du fer au bois, l’évolution industrielle moderne, le rem
placement de la main-d’œuvre par le machinisme, l’extension
des marchés, la nécessité d’assurer, en vue de la concurrence
universelle, une production intensive et peu chère, condui
sirent le shipbuilding trade à la concentration de ses forces
dans certaines régions particulièrement favorables. Ce fut
en premier lieu sur les bords de la Tamise, de la Mersey et
de la Clyde, dans les faubourgs de Londres, à Milli val 1 et
dans l’île des Chiens, à Liverpool et à Birkenhead, à Glas
gow et à Greenock que se concentra l’activité des chantiers
maritimes. Puis, les conditions économiques qui avaient dé
terminé ce mouvement s’étant modifiées, un nouveau clas
sement s’opéra. Londres et Liverpool y perdirent, au profit
des districts houillers pt métallurgiques du Nord, la prépon
dérance qu’elles avaient acquise dans cette branche migratrice
de l’art naval. L’Ecosse, avec la Clyde ; le Northumberland
avec la Tyne, la Wear et la Tee, tiennent présentement, par
la grande production de leurs usines navales, la tête de la
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PROBL. MAU. MARCH.