LE PROBLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
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LES CHANTIERS DE P ARTICE ET DE WIHTEINCH.
Les cliaiiliers de Partick ne sont, séparés de ceux de
Poinlhonse (jiie par la rivière Kelvin ; tons deux tirent de cet
aflluent de la Clyde une grande utilité, soit pour rarineuieut
des navires, soit pour le transport des matières premières,
soit enfin pour les réparations des bâtiments. Partick a sur
Pointhousc ravantage de posséder une cale de radoub qui
reste, en raison de l’intense mouvement du port de Glasgow,
rarement inoccupée.
Les commencements et l’organisation des deux établisse
ments oiTreut certaines analogies. Les frères Henderson
étaient, à leurs débuts, comme Anthony et John Inglis, de
modestes artisans qui, devenus petits patrons, fondèrent à
Fenneston, dans un quartier de Glasgow, un atelier de ma
chines marines. L’atelier s’est agrandi et il compte mainte
nant un millier d’ouvriers. Par surcroît, la construction des
coques est venue, depuis 1878, se joindre à la fabrication
des machines et augmenter ainsi l’importance de la maison
Henderson, en la déterminant à installer sur les bords de la
Clyde un chantier qui fait vivre plus de 2,000 boilermakers
et shipbuilders.
Le développement général de l’entreprise a amené sa
transformation : c’est maintenant une grande société, à vaste
capital, à la tète de laquelle se trouvent MM. David et Wil
liam Henderson, petits-fils et petits-neveux des créateurs de
l’établissement, qui exploite les ateliers de Fenneston et les
chantiers de Partick.
Ceux-ci construisent tous les types de navires : voiliers,
cargo-boats, steamers de rivière, yachts, etc. Le cinq-mâts
France, qui vient de se perdre au nord de Montevideo, y
fut, pour la maison Bordes, lancé en 1890, La plupart des