Full text : Le problème de la marine marchande

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LA  QUESTION  OUVRIERE.

(i)  Le  Trade-Unionisme  en  Angleterre,  par  Paul  de  llousiers,  p.  12  et  suiv.

Iransporlables  de  rindiistrie  de  vastes  marchés  nouveaux  où
se  pouvait  écouler  l’aboudaiite  productivité  de  la  machine,
le  progrès  des  moyens  de  transport  a  surexcité  cette  productivité, ­
  multiplié  le  nombre  des  machines,  accéléré  la
concentration  des  capitaux  pour  l’établissement  d’usines
lormidables  englobant  des  (jroupements  de  plus  en  plus
considérables  d’ouvriers  (*).  Le  développement  du  machinisme ­
  et  l’aijrandissement  des  marchés  aboutissant  à  la
concentration  croissante  des  capitaux,  tel  est  le  caractère
spécifique  de  l’évolution  industrielle  moderne.
Ou  comprend  quelles  transformations  essentielles  elle  devait ­
  amener  dans  leí  anciens  rapports  d’ouvriers  à  patrons.
Leurs  intérêts,  jadis  connexes  et  communs  dans  le  petit  atelier, ­
  sont  devenus  distincts.  Le  patron  a  cessé  d’être  l’unique
représentant  des  intérêts  du  métier  et,  par  suite,  de  ceux  de
l’ouvrier.  D’autre  part,  ce  dernier  pouvait-il  isolément,  désormais, ­
  en  lace  du  puissant  patron,  propriétaire  des
moyens  de  production  et  occupant  des  masses  considérables ­
  de  salariés,  représenter  et  défendre  efficacement  sa
cause,  conclure  librement  et  dans  des  conditions  équitables
le  contrat  de  travail?  Assurément  non.  L’évolution  industrielle ­
  a  rendu  impossible  le  marché  individuel  de  travail  et
fait  apercevoir  avec  clarté  aux  ouvriers  que  leurs  intérêts,
pour  être  réellement  et  utilement  défendus  dans  la  bataille
économique,  devaient  recourir  à  la  représentation  collective
seule  capable  d’établir  le  marché  collectif,  et  qu’en  un  mot  il
fallait  opposer  à  la  concentration  des  capitaux  la  concentration ­
  du  travail.  Ainsi  s’est  affirmé  plus  puissamment  et  plus
impérieusement  que  jamais  le  sentiment  de  la  nécessaire  solidarité ­
  ouvrière,  du  besoin  d’une  orqanisation  de  la  multitude ­
  laborieuse  éparse  sous  la  dépendance  du  capital,  d’un
            
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