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— ii’eiit besoin, de la part de ceux qui ont charqe de le di
riger, d’une énergie plus haute et de plus de résolution
virile. La blessure d’une défaite se cicatrise, tandis qu’il
n’est pas de remèdes à la décadence d’uue nation.
Or, d’elfrayants prodromes décèlent aux yeux les moins
prévenus la gravité du mal (pii nous menace ; l’industrie et
le commerce, privés de moyens de transport suffisants,
victimes de tout un passé de routine, se débattent dans un
malaise qui confine au marasme. Les champs, impuissants
à nourrir qui les cultive, grevés par l’hypothècpie et par
l’imp(M,sont désertés. L’alcoolisme envahit des départements
entiers. Nos colonies demeurent vides de colons français.
Notre expansion s’arrête. La stagnation de notre activité
économique s’accuse dans toutes les statistiques, par la
comparaison de nos échanges et du mouvement de nos ports
avec ceux de l’étranger. Les rapports de nos consuls sont
pleins d’indications décourageantes. Par surcrint, la vitalité
meme de notre race semble s’épuiser. Le fléau de la dépo
pulation augmente ses ravages : (( Professeur de géographie
de 3G ans, écrit M. Roger Debury ('), j’apprenais, étant eu
huitième, que l’Allemagne avait 4i millions d’habitants et
je me souviens de nos réflexions d’enfants : nous nous di
sions qu’il y avait possibilité de reprendre l’Alsace et la
Lorraine, qu’on pouvait encore lutter à 36 contre 4i J
actuellement, j’enseigne que l’Allemagne a 56 millions
d’habitants (dans six mois ce sera 5y) et la France 38
(dont près de deux millions d’étrangers, en comptant les
taux naturalisés); écart, i8 millions ! Quand j’aurai 6o ans,
au moment de prendre ma retraite, je devrai donner pour
les deux pays les chiffres de 38 et de 76 millions. Entre mon
enfance et ma vieillesse, j’aurai vu la France baisser dans
0) Le Pays dei célibataires et des fds [uniques. Brochure'’de M. Roger Debury
(Georges Rossignol).