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L'ARBITRAGE INTERNATIONAL CHEZ LES HELLÈNES
ville. Enfin le compromis était soumis à l’assemblée populaire dans
les villes respectives, pour y être définitivement accepté. L’assemblée
populaire était en effet l’institution qui, régulièrement du moins,
pouvait engager l’état en jeu.
Quelques-uns de ces compromis ont été, grâce aux inscriptions,
conservés d’une manière plus ou moins complète. La plupart des
inscriptions qui ont perpétué le souvenir d’affaires d’arbitrage ne
contiennent cependant qu’une allusion au compromis ou n’en
mentionnent que quelques points. Ces inscriptions, ou bien con
tiennent le jugement, ou bien sont des décrets pris après le pro
noncé du jugement et où la partie victorieuse remercie les arbitres.
On peut en dire de même des affaires d’arbitrage mentionnées dans
la littérature qui nous est parvenue ; le peu de renseignements que
les auteurs nous donnent, se contentent de faire allusion au com
promis, et ne donnent jamais l’exposé détaillé de son contenu.
Parmi les compromis qui ont été conservés, ou pour mieux dire
parmi les fragments de semblables compromis, on doit particulièrement
mentionner : ce compromis entre Mytilène et Pitane, par lequel
l’arbitrage est transféré aux cinq ambassadeurs pergamiens 1 ; le com
promis entre la Thèbes phtiotique et Halos dans lequel Makon
de Larisse fut pris comme arbitre 2 ; le compromis entre Troizène 3
et une ville voisine, et enfin le compromis entre Latos et Olus 4 .
Le compromis commence quelquefois par une attestation qu’il résulte
de la volonté libre des deux parties et de leurs pourparlers com
muns. Dans le compromis qui fut conclu entre des citoyens éminents
de la Thèbes phtiotique et de Halos il est dit par exemple que la
convention résulte du libre désir des parties 5 . Dans le compromis
de Latos et Olus“ il est dit qu’il provient de pourparlers communs’
Cette enonciation peut en tous cas paraître superflue, car l’utilisa-
tion d un Abträge compromissoire suppose nécessairement comme
1 n° XLVI. - ’ n° LXXII. - * n° XLVII.
ê'xovTeç aÛToî %o&' éauToùç. — 0 n° LXXVII. — 7
ßtoXevöajuevotc;.
- 4 n° LXXVII. - 8 n° LXXII :
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