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A. RÆDER
frontière devait passer. Toute une série de fragments d’une inscrip
tion sur la même muraille, dans le temple d’Athéné à Priène, ra
conte 1 comment, sur l’initiative du Sénat, on choisit des habitants
d’une ville dont le nom est perdu, pour faire ce travail. La com
mission en question, armée du pouvoir de juger, raconte ensuite
avec beaucoup de détails, point par point, comment ils ont d’abord
confirmé le jugement des Rhodiens, parcouru les frontières, et disent
où les bornes manquent ou quelles sont les expressions douteuses
dans le procès-verbal des Rhodiens ; ils tranchent tous les diffé
rends et élèvent de nouvelles bornes.
Le travail de cette commission de délimitation de frontières, doit
se placer peu après le dernier jugement du Sénat, par conséquent
après l’an 135, 2 sans doute après l’organisation de la province d’Asie.
XXXV.
Décisions Arbitrales entre PEUMATA & PEREA-PHYLLADON,
vers l’an 270.
Une inscription trouvée à Delphes 3 relate une décision d’arbitrage
dans un différend de frontières entre la ville de Peumata d’un côté et
les villes de Perea et de Phylladon de l’autre ; toutes ces villes étaient
situées dans l’Achaïe phtiotique.
1. L’inscription indique que déjà précédemment une sentence d’ar
bitrage avait été rendue dans cette affaire ; la ville de Melitea en
Achaïe Phtiotique avait cette fois fonctionné comme tribunal d’ar
bitrage ; le jugement avait été rendu contre Peumata. 4
2. Peu après, une nouvelle sentence arbitrale fut rendue dans le
même différend de frontières : c’est celle dont l’inscription parle. Le
Tribunal était composé de quatre hommes de la ville Macédonienne
Cassandrie. Les juges firent un examen des lieux, accompagnés par des
1 Inschr. v. Priène n° 42. — 2 H. v. Gaertringen, Inschr. v. Priene p. 48. —
8 Bull. d. cor. hell. XXV, p. 337 et ss. ed. M. Laurent. Inscr. Gr. IX, 2, Cor
rigenda 205. — 4 7tept bè Trjç x^paç % ëxptvav oí MeXmueü; xpòç risvpatíouc; óxèp
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