DE L’ADRIATIQUE AU DANUBE.
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Dos semaines, des mois s’écoulèrent. Atanasia Paulowitch ne comptait
plus revoir son mari, lorsqu’un beau jour se répandit la nouvelle que le
pacha de Traveniek avait été étranglé dans son divan par un belduque, et
(pie le trouble, l’émotion, le désordre causés par cet événement avaient été
si grands que le meurtrier avait pu s’échapper.
— Ah! c’est lui qui s’est vengé! C’estWutchklo qui a fait le coup ! s’écria
Atanasia, comme si une voix intérieure lui eût crié le nom de son mari.
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Les Turcs avaient livre le village aux flammes.
Une semaine se passa, puis, un soir, un homme vint frapper à la porte
de la petite maison qui abritait sons son toit la famille du brigand.
— Atanasia !
— Wutchklo !
Ces deux exclamations se confondirent en un seul cri et un seul baiser !
La femme du heiduque était de nouveau dans les bras de son mari, et les
enfants de Paulowitch, qui, a sa voix, s étaient précipités comme des petits
lionceaux, avaient retrouvé leur père.
11 ne reprit pas sa vie de bandit; il s’engagea, à l’exemple de beaucoup de