LE PÉROU ÉCONOMIQUE
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d’un certain nombre d’estradas qui travaille sur une
grande échelle avec un personnel nombreux. Celui-ci
avance au seringueiro : les marchandises, le matériel, les
vivres et l’argent nécessaires à une expédition, très sou
vent sans contrat ni document d’autre sorte que la bonne
foi du contractant. Ainsi pourvu, le seringueiro part et
revient quelque temps après, ramenant le produit de sa
récolte pour régler son compte ; il se repose quelque
temps, puis retourne dans la forêt.
Les grands patrons seringueiros ont parfois jusqu’à
200 hommes à leur compte ; ceux-ci sont pourvus par eux
de tout ce qui peut leur être nécessaire, et de temps en
temps ils vont recueillir la récolte au moyen de petits va
peurs de leur propriété. La récolte des estradas confiées
uux seringueiros est remise suivant les conditions stipu
lées à l’avance.
XVII. — Il faut au cauchero ou au seringueiro qui part
pour une saison dans les régions basses, la quantité de
vivres suivante :
Morue sèche ou bacalao. . 20 kilos.
Conserves 40 boîtes.
Café 20 kilos.
Sucre 50
Farine de manioc 170
Eau-de-vie de canne. ... 50 litres.
Riz 50 kilos.
Haricots (feijao du Brésil) . 50 kilos.
Vin, suivant possibilité . . 60 bouteilles ou plus.
Savon 30 kilos.
Tabac 12 —
Pétrole 30 litres.
Allumettes 144 boîtes.