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(entre la multiplication des détaillants et l'accroisse-
ment de la population) ne doit pas sans autre être con-
sidérée comme malsaine ; car, « ainsi que nous l’avons
» montré distinctement plus haut, elle trouve sa justifi-
>» cation dans différents phénomènes du développement
s économique » *.
Un ‘autre signe de la faveur dont jouit la profession
-ommerciale, c’est le pullulement des locaux à l’usage de
magasin, et le fait que ces locaux trouvent toujours pre-
neurs. Il y a même un passage de « Kapitalismus und
Mittelstandspolitik» ? qui semble faire de cette plétho-
re de locaux la cause principale de l'accroïssement
surabondant des détaillants, ce qui est certainement une
exagération. Le même volume contient des extraits d’un
rapport du gouvernement saxon (1902) sur un projet de
‘oi d’imposition des grands magasins. Dans ce rapport,
ja responsabilité des propriétaires de maisons dans la
multiplication des petits commerces est clairement mise
en lumière (p. 242), sans cependant que l’on cherche à
laire voir dans leurs agissements plus qu'une cause
partielle du phénomène qui nous occupe. L'habitant
d’une rue tranquille qui fait transformer son rez-de-
chaussée en un magasin ou qui, bâtissant une maison
ce passage, allusion aussi à la mise hors d'usage de vête-
ments par suite des changements de mode.
! Op. cit, pp. 23-24. «Die Ueberproportionalität darf nicht
>ohne weiteres als ungesund betrachtet werden ; denn wie
> obige Ausführungen deutlich zeigen, findet sie in verschie-
»denen Erscheinungen der wirtschäftlichen Entwicklung
»îhre Rechtfertigung ».
? Wernicke, op. cit, p. 312: Es wird «eher die Tendenz
bzur Ueberfüllung als zur Abnahme der Betriebe vorherr-
» schen, wei! (sic!) die Bauunternehmer, um so die betref-
»fenden Häuser leichter verkaufen zu kônnen, durch den
> übermässigen Bau von Läden zur zahlreichen Etablierung
panreizen und dem betreffenden Gewerbetreibenden die
» Aufmachung eines Ladens in ieder Weise erleichtern ».