Object: L'évolution industrielle de la Belgique

194 
ÉVOLUTION INDUSTRIELLE DE LA BELGIQUE 
inséparables de toute tentative de créer un produit 
nouveau ou de perfectionner un produit connu... Le 
chef d'une grande manufacture, au contraire, disposant 
ordinairement d’un capital considérable et tenant tous 
ses ouvriers réunis sous sa main, peut tenter inpuné- 
ment le hasard des essais et des spéculations. Il peut 
chercher des méthodes plus promptes et meilleures pour 
l'exécution des procédés connus. Il peut créer des pro 
duits nouveaux et perfectionner les anciens produits » (i). 
Si l’artisan possédait même toutes les qualités dues 
à la différenciation des fonctions, il ne pourrait en 
faire usage à cause du manque de capital. Les machi 
nes occasionnent des frais importants, il faut les re 
nouveler, etc. La réclame coûte aussi très cher. La 
Royal Baking Powder C° dépense plus de 3 millions 
de francs par an pour la publicité (2). « Le temps n’est 
plus, dit Du Maroussem de l’industrie du jouet, où les 
200.000 francs de bénéfices, jetée eu réclames, exci 
taient la jalousie de tous les rivaux » (3) ; on dépense 
aujourd’hui beaucoup plus. 
La concentration locale des besoins agit aussi en 
défaveur du métier. Les grandes agglomérations d’hom 
mes qui se sont formées dans les villes au cours de 
la seconde moitié du XIX e siècle, les armées, les grands 
établissements publics et communaux (prisons, hôpi 
taux, écoles professionnelles, etc.), les vastes entre- 
(II Cité par Babbàge : Science économique des manufactures,!, c. p. 
167 ss. 
(2) G. De Leener : La réclame, 1. c. p. 20. 
(3) P. Dp Maroussem : Le jouet parisien, 1. c. p. 132.
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.