fullscreen: La crise du petit commerce

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CHAPITRE HUIT 
Les services d’escompte. 
Par escompte, il faut entendre, soit une remise con- 
sentie sur le prix de vente par le vendeur, soit une ré- 
trocession subséquente d’une partie de ce prix de vente. 
L’escompte n’est pas, comme il pourrait sembler, un 
simple témoignage fourni par le vendeur qu'il aurait pu 
fixer un prix de vente inférieur ; il est, dans des circons- 
tances normales, le prix que paie le vendeur en récom- 
pense du service que lui rend l'acheteur en payant comp- 
tant. L’escompte n’est donc exigible que moyennant 
paiement comptant. 
Considéré ainsi, l’escompte est par conséquent un prix 
qui dépend, comme tous les prix, des conditions d’équi- 
tibre du marché. Il ne représente pas un cadeau du ven- 
deur à l’acheteur : il est dû, et il est aussi illégitime de 
le refuser à l’acheteur au comptant que de l’accorder à 
l’acheteur à crédit, Sans l’escompte, l’achat au crédit 
revient moins cher que l'achat au comptant, et comme 
une marchandise donnée ne peut avoir qu’un. prix dans 
des circonstances données, cette situation a pour fatale 
conséquence l'élimination de la vente au comptant au 
profit de la vente à crédit, de plus en plus répandue. 
C’est à quoi on en était avant l’institution: des services 
d’escompte, pour le plus grand dam du petit commerce, 
ainsi que nous l'avons constaté dans notre première 
partie. À cette situation, il n’y avait que deux remèdes : 
la suppression radicale de toute vente à crédit, et les 
services d’escompte. Au fond, on a essayé des deux re-
	        
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