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et la Thrace étant englobés dans la Bulgarie. Mais ce projet conforme
aux justes principes, ne put aboutir à la suite d’influences occultes, pour
le plus grand malheur des Balkans. Pachitch et consorts avaient réussi
à convaincre le président de la Conférence, que dans dix ans, tous les
pays bulgares, seraient assimilés.
L'espoir que de la paix de Paris allait surgir, sur les ruines de
l’ancien, un monde nouveau avec plus de justice et moins d’oppression,
s’est évanoui comme un rêve trompeur. Les peuples, après un carnage
de quatre ans, ne voyaient plus qu’une seule chose : la fin du cataclysme.
Les Trois qui tenaient dans leurs mains les destinées du monde, étaient
excédés par des dissentiments et par des discussions qui les épuisaient,
incapables de prendre des résolutions viriles.
Les premiers ministres des Etats vainqueurs, réunis à Paris au
lendemain d’une guerre extérminatrice, ne purent faire abstraction de
leurs sentiments, ni de leurs ambitions; au moment où il fallait tracer
la nouvelle carte des Balkans, ils n’ont pas su malheureusement, profiter
des leçons que l’histoire nous offre. Leur préoccupation dominante
était les intérêts et la sécurité de leurs Etats. Etait-ce ignorance ou
manque de prévoyance? L’un et l’autre, peut-être.