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LE PÉROU ÉCONOMIQUE
bon, nous voyons que cette tonne de combustible coûtera,
à Chimbote, rien que comme fret de chemin de fer :
150 X 0.35 = fr. 52.50. A moins qu’un tarif de transport
beaucoup moins onéreux ne soit mis en vigueur, le char
bon ne paraît donc importable que dans le département
d’Ancash lui-même, et, au premier abord, il est étonnant
qu’on ait pu faire de Chimbote un point de ravitaillement
en charbon pour les navires.
On pourrait faire la même remarque au sujet de tous les
produits minéraux n’ayant qu’une valeur réduite à la
tonne ; pour qu’une exploitation minière de ce genre soit
possible dans le département d’Ancash, comme dans la
plupart des districts miniers du Pérou, il faut qu’on s’ou
tille de façon à n’avoir à envoyer à la côte qu’un produit
fini ou tout au moins considérablement enrichi ; c’est ce
que fait la firme « The Cerro de Pasco Mining C° », com
pagnie américaine puissante, exploitant des minerais de
cuivre dans le département de Junin et tributaire, jusqu’à
ce jour, de la ligne de la « Oroya au Callao » dont les
tarifs sont écrasants.
YII. — Voici l’énumération de toutes les lignes com
mencées sur diverses parties du littoral péruvien, avec la
distance sur laquelle elles sont exploitées, en partant
du nord au sud. (Voir tableau, page 119.)
VIII. — En principe, six d’entre ces lignes doivent
tôt ou tard parvenir aux forêts de la Montana. Différents
ports fluviaux, choisis sur plusieurs affluents de l’Amazone.
Comme la plupart n’ont pas pu dépasser la Costa, ces
lignes se prolongent par des routes et des sentiers assez
mal entretenus, surtout vers l’orient, où la végétation a
vite fait de reprendre possession du sol.
Ce sont :
1° Voie de Païta à Piura en chemin de fer, de cette ville