LE PÉROU ÉCONOMIQUE
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voies d’accès aux affluents de l’Amazone, ou à celles qui
établissent la navigation sur ces fleuves. Malheureuse
ment, jusqu’à l’heure actuelle cette voie n’a pas encore
justifié les espérances qu’elle avait fait naître. Il faut re
connaître cependant que, n’étant pas encore tout à fait au
point, elle ne peut présenter encore toutes les facilités,
toutes les garanties indispensables pour qu’un grand cou
rant commercial s’y établisse du jour au lendemain.
Telle qu’elle est, cette route marque un grand progrès
dans le développement des communications au Pérou et le
gouvernement ne peut plus abandonner aujourd’hui cette
route qui a déjà coûté si cher au pays et qui est l’unique
route ferrée existant entre la capitale et une rivière navi
gable de la Montana, et il ne fait pas de doute que cette
voie sera dans l’avenir un des facteurs principaux de l’a
venir commercial de cette partie du Pérou (1).
(1) Il semble que les adversaires de Puerto Bermudez comme point d’abou
tissement de la voie centrale du Pérou aient eu gain de cause, car un
contrat d’études d'un chemin de fer de La Oroya à Tarma et de Tarma à
Puerto Wethermann a été passé le 4 novembre 1911 entre le gouverne
ment péruvien et la firme Koppel de Berlin. Une fois la construction de
°e chemin de fer décidée, la dite maison aura pendant douze mois la
préférence pour l’exécution du travail.
A la suite des études faites par la firme Koppel, pour la construction
d’un chemin de fer de Païta au Maranon de 700 kilomètres environ, un
contrat de construction a été passé entre le gouvernement péruvien et
maison allemande : ce contrat n’a pas encore été ratifié par les
Chambres.