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LE PÉROU ÉCONOMIQUE
mitif et qui n’a recours qu’à la force de l’homme. Il
faudra se résoudre à employer toutes les ressources mécaniques
de l’industrie moderne, imiter les grandes
haciendas qui se servent, les unes de machines agricoles
à traction animale, les autres de charrues à vapeur; mais
bientôt la traction électrique devra suppléer au manque
de bras, et c’est dans ce but que de puissantes sociétés
viennent de se fonder à Lima et cherchent à capter toutes
les forces hydrauliques disponibles ; par exemple la
South American construction Company qui va utiliser
l’énorme force que doivent lui donner les rapides du rio
Q uiroz.
V. — Il serait peu raisonnable de la part des propriétaires
de s’adonner exclusivement à la culture du coton,
parce qu’il peut subir des baisses très sensibles dans les
années d’extrême abondance, et aussi parce que, au Pérou,
il ne se prête pas aux multiples applications industrielles
des cotons à fibre souple d’Egypte ou de la Nouvelle-Orléans.
La vallée de Ghira, comme la vallée de Piura, conviendrait
à l’établissement de rizières. Dans ces deux vallées
le lin donnerait sans doute de bons résultats. Des plantations
d’ananas et de bananes trouveraient au Chili un important
marché de consommation ; c’est toujours une
culture avantageuse, elle exige peu de frais et de maind’œuvre.
La sériciculture aurait aussi sa place dans les districts
de Catacaos, Sechura, Amotape et Collan, mais cette industrie
devra être entreprise avec précaution.
VI. — La paja toquilla, qui est la matière première
servant à la confection des chapeaux dits de Panama (1),
(1) On exporte annuellement, par le port de Païta, pour plus de
600.000 soles de ces chapeaux.