Full text : Le Pérou économique

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LE  PÉROU  ÉCONOMIQUE

gables  affluents  de  l’Ucayali  et  de  l’Amazone.  Des  concessions ­
  de  plusieurs  centaines  de  milliers  d’hectares  sont
chaque  jour  sollicitées  par  de  puissantes  sociétés  anglaises
et  américaines;  nous  avons  même  eu  la  satisfaction  de
voir  les  noms  de  sociétés  françaises.
VIII.  —  C’est  l’opinion  de  tous  ceux  qui  ont  visité  cette
partie  du  Pérou,  que  les  seules  terres  de  colonisation  et  de
peuplement  de  la  Montana  se  trouvent  dans  ce  qu’il  est
convenu  de  nommer  la  «  Ceja  de  Montana  »,  qui  ne  descend ­
  pas  au-dessous  de  1.300  mètres  d’altitude,  et  parmi
les  meilleures  sont  celles  qui  se  trouvent  dans  la  «  zone
moyenne  des  quinquinas  »  (1),  c’est-à-dire  entre  1.500  ou
2.000  mètres  d’altitude.
Dans  cette  zone  une  exploitation  des  richesses  végétales
naturelles  (2)  entreprise  par  des  sociétés  sérieuses  sur
une  échelle  suffisante,  dans  laquelle  le  travail  d’exploitation ­
  et  de  culture  serait  fait  par  des  indigènes  et  dirigé
par  des  Européens,  pourrait  être  tentée  avec  beaucoup  de
probabilités,  presque  une  certitude  de  succès.
IX.  —  Là,  il  est  vrai,  se  présente  la  difficulté  signalée,
de  la  rareté  de  la  main-d’œuvre  dans  ces  régions.  Sur  la
«  Costa  »,  la  largeur  des  vallées  qui  forment  en  certains
endroits  de  véritables  plateaux  de  moyenne  étendue  permet ­
  l’usage  de  machines  agricoles  qui  viennent  avantageusement ­
  remplacer  la  main-d’œuvre.  Au  surplus,  l’immigration ­
  japonaise  introduite  depuis  six  ou  sept  ans,  et
qui  s’élève  à  peine  aujourd’hui  à  deux  mille  cinq  cents  in-(1)
  On  sait  déjà  que  la  zone  des  quinquinas  est  une  très  étroite  bande
qui  s’étend  entre  1.000  et  3.000  mètres  sur  les  versants  de  la  chaîne
orientale  des  Andes.
(2)  Précédant  une  exploitation  agricole,  qui  se  développerait  aussitôt  que
les  communications  deviendraient  plus  faciles.  Au  début  les  cultures  devraient ­
  se  limiter  au  nécessaire  pour  l’alimentation  bon  marché  des  travailleurs. ­

            
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