LE PÉROU ÉCONOMIQUE
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cependant contraire à leur nature indolente. En revanche
iis sont peut-être, non sans raison, réfractaires à la civili
sation. On ne peut en aucun cas les considérer comme dé
finitivement acquis à une bonne influence ; ils vivent au
contact des colons sans prendre rien de leurs coutumes et
sur un pied d’hostilité déguisée et latente.
Il existe encore diverses autres tribus, mais il ne paraît
pas utile d’en faire une plus longue description, car il ne
fait aucun doute que malgré des noms différents, tous ces
groupements n'ont pas de caractères spéciaux. Leurs guerres
ayant surtout pour but de se procurer des femmes, toutes
ces tribus se mélangent entre elles, et on retrouve par
tout presque les mêmes mœurs et les mêmes usages...
XVIII. — Malgré les difficultés que nous avons
signalées et les communications encore difficiles, des éta
blissements et des exploitations d’importance diverse se
fondent chaque jour un peu partout dans la Montana,
chacun cherchant à prendre position en prévision sans
doute d’accaparements futurs. Peut-être des capitalistes
français voudraient-ils suivre cet exemple !... C’est dans
cette espérance que nous avons cru bien faire en parlant
un peu longuement de quelques tribus indiennes, que leur
caractère et leurs aptitudes rendent susceptibles d’être
utilement employées sous certaines conditions.
Quelques-uns l’ont tenté avec succès ! Pourquoi d’autres
mieux armés encore ne pourraient-ils pas les imiter ? En
réalité, un grand nombre d’indiens ne sont hostiles à la
civilisation, que parce que dans le passé où le présent, ils
furent plus ou moins les victimes d’abus et d’exactions de
fa part de soi-disant civilisés.
Nous avons la conviction absolue que partout où il
existe des groupements importants, les Indiens pourraient
rendre de grands services dans les exploitations si toute