LE PÉBOU ÉCONOMIQUE
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Pasco, de Huancavelica, etc., occasionna aussi l’envahissement
des galeries par les eaux, et il faut aujourd’hui des
capitaux considérables pour les dessécher.
Le nombre de mines abandonnées par suite d’inondation
et manque de moyens de transport, est incalculable.
Les habitants de certaines régions minières exploitent çà
et là des affleurements dont le minerai est extrêmement
riche, ils les dédaignent aussitôt qu’il faut creuser une
galerie.
Les méthodes d’extraction sont des plus primitives,
absolument identiques à celles usitées il y a des siècles ;
on travaille presque sans machines, et dans la généralité
des cas on ignore ou on n’emploie pas les procédés
d’amalgames plus ou moins nouveaux inventés par la
chimie moderne. Pour faire fondre les minerais, les habitants
emploient des creusets primitifs, et telle est la richesse
de ces minerais qu’ils n’emploient comme combustible
que la yareta, plante résineuse croissant dans les
lieux élevés, la ccapo, une sorte de ronce, un arbuste
résineux, le tala, la taquia dont nous avons déjà parlé, et
le champa, mélange de terre, de taquia et de brindilles de
bois.
Qu’elles soient abandonnées par l’envahissement des
eaux, ou par suite du déplacement des populations, toutes
ces mines sont des richesses qui dorment en attendant le
jour où sera achevé le réseau des chemins de fer qui transformera
l’industrie minière. Déjà, d’après les dernières
statistiques, on note une certaine activité dans les centres
miniers dont l’exploitation s’était ralentie ces dernières
années parce que l’appauvrissement des couches supérieures
exigeait que l’on creusât des galeries plus profondes.
L’achèvement du chemin de fer au Cerro de Pasco
et la continuation des travaux d’autres embranchements