porte d’arriver en retard, car il y a encore place pour
nous ; le principal, c’est d’arriver.
Les difficultés présentes de nos exportations sont en
grande partie dues à nos industriels ; la situation com
porte donc des remèdes d’une application facile, à condition
que les intéressés se rendant à l’évidence, ne continuent
pas à s’effacer (car la réussite nous sourit quand nous
voulons bien faire preuve d’initiative et de persévérance),
et mettent en œuvre les moyens que tous les rapports consu
laires conseillent d’employer, procédés qui sont la raison
des succès remportés par nos concurrents. Avec un peu
plus d’esprit d’initiative et surtout un peu plus de sens
pratique, nous arriverons, nous en sommes convaincus, à
regagner une place honorable dans les entreprises com
merciales et industrielles qui s’offrent de toute part au
Pérou.
Notre intelligence en effet, égale l’intelligence des
autres nations, et sûrement notre génie créateur est dans
une large mesure supérieur à celui d’autres peuples ;
nous avons, en plus, lr. masse compacte de nos petits et
gros capitaux qui nous permet d’envisager la lutte avec
une certaine confiance (1).
(1) Par décret du 17 février 1911, un bureau de renseignements et de
propagande a été créé à Paris par le gouvernement péruvien ; ce bureau
est chargé de donner des renseignements verbaux et écrits sur le Pérou,
de fournir aux intéressés des échantillons de produits nationaux, de s’oc
cuper de l’enregistrement des marques de fabrique à déposer et des
patentes à prendre au Pérou, ainsi que de la surveillance des pension
naires du gouvernement en Europe et de la représentation de celui-ci aux
expositions et aux congrès industriels.
La direction de ce bureau est confiée à M. Carlos Larrabure, fils du
premier vice-président de la République pendant la dernière présidence ;
intelligent, énergique et consciencieux, M. Larrabure est très qualifié
pour remplir ce poste qui demande beaucoup de travail et de multiples
connaissances.
LIS PÉROU ÉCONOMIQUE