que la stabilité du pouvoir semble définitivement établie, le
gouvernement s’efforce à nouveau d’attirer dans le pays
des travailleurs et des colons. C’est dans ce but que le
Président de la République promulgua, à la fin de 1906, un
décret accordant certaines facilités de voyage aux étrangers
désireux de venir s’installer au Pérou.
III. — Par ce décret, l’État facilite le voyage en troisième
classe aux artisans et agriculteurs yankees, aux Européens
qui seraient nécessaires aux entreprises industrielles
ou à des particuliers; ces émigrants devront
réunir les conditions suivantes :
1° Avoir de 10 à 50 ans pour les hommes et 10 à 40 pour
les femmes, offrir les garanties de moralité et de santé
prescrites.
2° S’engager à travailler dans les entreprises agricoles,
minières, industrielles ou commerciales, ou pour le compte
d’entreprises de colonisation, d’immigration ou d’irrigation.
3° Le paiement des passages s’effectuera par les consuls
péruviens dans les ports d’embarquement, d’après des
ordres cablographiques expédiés par le ministre de
Fomento ; les personnes intéressées devront se présenter,
demandant les dits passages, et indiquer l’exploitation
agricole ou l’établissement industriel auxquels ils sont
destinés. Les demandeurs devront aussi se déclarer prêts
à procurer des logements, l’alimentation et les secours mé->
dicaux au personnel demandé, depuis le port d’arrivée
jusqu’à l’établissement de leur destination.
Les consuls péruviens, au reçu de l’ordre cablographique
du ministre de Fomento, devront payer aux compagnies
de navigation le montant des passages ; ils se
seront au préalable rendu compte que les immigrants
remplissent les conditions désignées. Chaque immûrant
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