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LE PÉROU ÉCONOMIQUE
sions. Cette raison, avec le mauvais recrutement du per
sonnel, avec les frais occasionnés par de nombreux admi
nistrateurs et directeurs touchant des émoluments prin
ciers, et l’aménagement à grands frais de locaux somptueux
comme siège social, explique la déconfiture de nombre de
sociétés qui mieux comprises et mieux administrées auraient
pu donner de copieux bénéfices.
Y. — Nous ajouterons enfin quelques conseils pour
ceux qui, séduits par le caractère franc, loyal et généreux
du Péruvien, par la douceur du climat et la sérénité du
ciel, par les ressources sans nombre d’une terre fertile,
voudraient tenter de conquérir au Pérou l’aisance et l’in
dépendance. Mais hâtons-nous de dire que les débuts ne
sont pas exempts de fatigues et de difficultés, plus ou moins
faciles à vaincre.
Tout émigrant doit éviter d’emporter avec lui des choses
inutiles, et dès qu’il doute s’il doit faire un achat ou non
en vue de son expatriation, il fera mieux de conserver
son argent pour acheter sur place et souvent dans de
meilleures conditions des objets plus appropriés aux be
soins et aux conditions de la vie locale. Cependant nous
conseillons les objets suivants :
VI. — Literie complète, emballée en sac, toutefois
sans excès, car ce n’est que dans les régions froides de
la Sierra, qu’une literie chaude est indispensable, sur la
Costa et dans la Montana ce n’est qu’occasionnellement
que l’on dort dans des lits, généralement on n’emploie
que des couvertures; linge de corps et de table; vête
ments légers en coton et en toile, y ajouter le molleton
pour la Montana et les hautes bottes et souliers à lacets;
chemises; les ustensiles de ménage et de cuisine, batterie
de cuisine, vaisselle, couteaux, cuillers, fourchettes, etc.,
mais sans excès ; il ne faut pas oublier les outils qui