298 L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
Jusqu a l’heure actuelle d’ailleurs, le tarif de la
France ne s’est pas relâché, sur bien des points, de
ses visées protectrices même a 1 excès, et 1 éciivaiu
bavarois, M. Weber, n’a pas tous les torts en disant
qu’il se rencontre peut-être chez nous plus de pro
tectionnistes qu’en Allemagne et en Autriche.
Le gouvernement français, loin de généraliser,
comme le gouvernement anglais, l’application de son
nouveau tarif, s’était réservé au contraire de main
tenir les anciens droits comme droits dilTérentiels,
vis-à-vis de tous les autres pays, qui ne se procure
raient pas convention uellemeut identité de traitement
avec la nation la plus favorisée et auxquels s’imposait
dès lors en quelque sorte la nécessité de conclure
des traités de commerce avec la France. Le cabinet
des Tuileries ne se (U pas au surplus faute d’aller
au-devant des bonnes volontés, en manifestant par
exemple tant par son ambassadeur à Berlin que par
l’entremise de l’ambassadeur prussien à Paris, ses
meilleures dispositions en vue d’un arrangement avec
le Zollverein. Ces ouvertures ayant été accueillies
avec empressement par la Prusse, qui en lit part à
ses associés, le plénipotentiaire français, M. Alexan
dre de Clercq, que nous avons plus récemment revu
à l’œuvre, se rendit à Berlin dans les premiers jours
du mois de janvier 1861, après que d’amples ren
seignements eussent été recueillis sur la politique
commerciale et la législation du Zollverein, sui la
marche de la crise durant les années 1851-18513, sur