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L’ARBITRAGE INTERNATIONAL CHEZ LES HELLÈNES
dont Paros devait offrir une partie au sanctuaire d’Apollon
à Délos.
Dans les affaires où le tribunal d’arbitrage, conformément au
compromis devait juger des désaccords survenus entre toutes les
parties, on voit qu’il déclare parfois que tous les sujets de plainte
de quelque sorte qu’elles fussent, devaient être examinés et tranchés.
C’est ce qui arriva dans le procès entre Paros et Naxos 1 .
Le jugement était toujours rendu par écrit. Par moments le juge
ment contient une clause qui décide qu’il sera remis en copie
vérifiée aux parties en cause, ce qui d’ailleurs va de soi. Ces docu
ments étaient conservés dans les archives de l’Etat. Dans la dernière
sentence arbitrale du différend de Sparte et Mégalopolis au sujet du
district Belminatique, nous voyons que les juges déclarent expressé
ment que le jugement sera expédié aux archives communes des
Achéens 2 , car les deux villes, quant à la forme du moins, étaient
membres de la Ligue achéenne.
On décidait en outre, et cela presque toujours, comment le juge
ment rendu serait publié. Ceci avait lieu de la manière que nous
avons déjà exposée pour le compromis 3 , au moyen de copies qui
étaient affichées dans des temples. En règle générale on choisissait
un temple dans chacun des états parties au procès, un temple dans
la ville qui avait fourni les arbitres et souvent en outre un sanc
tuaire célèbre ; on voit souvent utilisés dans ce but Delphes,
Olympic, Délos et le temple d’Athènes sur l’Acropole. L’affichage
avait en général lieu aux frais communs des parties, comme Makon
de Larisse le décide, lorsqu’il fonctionne comme arbitre entre Halos
et la Thèbes phtiotique 4 . Le compromis entre les deux villes cré-
1 n° XXXI : pr\bEpiav bÈ eîvat exi bíxpv xaxà xr\<; xóXeooç xpç Naî-iœv vno xt\ç
llapícov, pi)bè òcjpeíXi^pa ppbè äXXo eyxXr\pa pr^O-èv pi)bÈ ibicóxij pr^evi xaxà xavxcov
jur\bè xâôi xa&' ibuàxou eyxXr^a pp&EÈv êx xrâv Ttpôxepov yeyevTipevcov xpòç aùxàç ëyxXp.
pàxœv, Tiávxa bè xvpia eivai a èbíxaaev xô ’Epexpiécov bixaôxi\pu>v. — * n° XXVII, 3 :
. . . xàv xpiôiv etç xà ypàppaxa xà bapóctta àxEveyx^pEV, evexev xoG pr^xe xà xoxi-
bEÓpEva xpíôioç àxpixa yéveofrai pt\xe xà XExpipÉva àxupa. — 3 p. 280. — 4 n° LXXII.