Full text : L'évolution industrielle de la Belgique

LA  DECADENCE  DU  MÉTIER

223

dire  aucun  boulanger  (peu  importe  qu’il  exerce  son
métier  depuis  longtemps  ou  non)  qui  puisse  encore
subsister  au  moyen  de  son  métier.  Les  boulangers  se
sont  adjoint  la  pâtisserie,  la  vente  du  lard,  les  épiceries, ­
  la  chaussure,  les  meubles,  les  ustensiles  de  cuisine,
la  charcuterie-  Plusieurs  en  sont  arrivés  au  point  que
leur  boutique  ressemble  plutôt  à  un  bazar  qu’à  une
boulangerie  (1).
De  même  à  Tirlemont  ;  le  nombre  de  boulangers  à
qui  leur  métier  suffit  pour  vivre  est  fort  restreint.
Tous  se  voient  obligés  d’y  adjoindre  le  débit  de  la
farine  ;  beaucoup  d’autres  celui  des  épiceries  et  le  plus
grand  nombre,  la  vente  de  spiritueux  (2).
A  Maeseyck,  on  compte  à  peine  trois  ou  quatre  boulangers ­
  ne  s’occupant  d’aucun  autre  commerce  (3).
A  Louvain,  depuis  la  crise,  plusieurs  boulangers  ne
gagnant  plus  dans  leur  industrie  un  salaire  suffisant
pour  l’entretien  de  leur  famille,  ont  dû  annexer  à  leur
métier  un  commerce  ou  une  profession  accessoire  (4).
Sur  105  boulangers  de  cette  ville,  il  n’y  en  avait,  en
1905,  que  17  qui  n’exerçaient  ni  commerce,  ni  profession ­
  accessoires  (5).  64,  par  exemple,  vendaient  du
chocolat  ;  58  des  sucreries  :  65  des  pains  d’épices  ;  21
tenaient  un  estaminet  ;  25  des  épiceries,  etc.  f6).
.Presque  toute  la  production  est  enlevée  par  les  granit) ­

  Ib.  v.  VF,  p.  100.
(2)  Ib.  v.  Vil,  p.  547.
(3)  Ib.  v.  IV,  p.  61.
(4)  Ib.  v.  I,  p.  71.
(5)  Ib.  p.  89.
(6)  lb.  p.  88.
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.