LA DÉCADENCE DU MÉTIER
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niencé il y a dix ans sévit dans la boulangerie ; huit
ou neuf fours ne fonctionnent plus depuis l’apparition
de la coopérative (1). A Anvers, en deux ans, le nombre
des boulangers est tombé de 500 à 400 (2). A Moll,
la diminution du chiffre d’affaire est sensible (3).
Même dans les campagnes, les coopératives et les
fabriques des grandes villes font une concurrence acharnée
aux boulangers. Par exemple, un habitant de 1 isé
se plaint de ce que la Société Anonyme « Grande boulangerie
» fasse une concurrence redoutable en vendant
10 centimes en dessous des prix locaux (4) A Ninove,
les porteurs de la Société bruxelloise « La Panification
Intégrale « viennent tons les deux jours par le tram
vicinal fournir leur marchandise aux paysans de la ville
et des environs (5). A Ilamme, les coopératives de Termonde
et d’Anvers constituent également une plaie pour
les petits boulangers ; elles fournissent au public le pain
dont il a besoin, à un prix inférieur à celui des boulangers
de Hamme ((5). A Ze/e, les boulangers ont à se
plaindre des grandes sociétés qui expédient à la campagne
des charrettes entières de pains (7) A Lokeren,
les coopératives d3 Zele et d’Anvers vendent leurs produits
(8). A Somergem, le <' Yolksbelang » de Garni,
dont les charrettes parcourent toutes les rues dii village,
fl) IL. v. Vl, J'.. 511.
(2) 1b v. II, p. 174.
(3) Ib. v. II, p. 543.
(4) Ib. v. IV, p. 293.
(5| Ib. v. VJ, p. 255.
(6) 1b. p. 348.
(7) Ib. p. 375.
(8) Ib. p. 480.