Full text: L'évolution industrielle de la Belgique

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ÉVOLUTION INDUSTRIELLE DE LA BELGIQUE 
commoder les gonds cassés, etc. Sa vie est dure, la 
pénurie des apprentis se fait sentir (1). 
Quant aux plombiers, ils ne se trouvent pas dans noire 
tableau HT, vu que la rubrique « plombiers-zingueurs, 
gaziers-appareiHeurs « de 1896, est trop différente de 
celle de 1846, « plombiers». Il semble que ce métier soit 
encore assez florissant, quoiqu’ici aussi la grande en 
treprise, comme la Compagnie de gaz et d’électricité 
à Anvers, enlève les travaux aux gaziers (2). 
Les menuisiers doivent aussi passer par les four 
ches caudines des entrepreneurs, auxquels toutes les en 
treprises sont confiées. «Ainsi, dit un menuisier d’Ath, 
la faillite nous guette sans cesse et partout la perte 
de travaux à éffectuer, sans compter que nous devons 
toujours consentir à l’entrepreneur une réduction très 
sensible parfois, qui diminue considérablement nos bé 
néfices » (3). A Liège, la fabrication des meubles et le 
modelage ont presqu’échappé au menuisier ; ils lui 
échapperont probablement tout-à-fait. Ce qui lui reste, 
c’est la réparation (4). 
Quand à l'ébénisterie, elle est réduite à rien, tous 
les meubles venant des fabriques (5). A Ath, il est 
malaisé de recruter de bons ouvriers ébénistes ; ceux 
ci préfèrent le travail plus ou moins stable de la fa 
brique (6). (L’ébenisterie ne se trouve pas dans notre 
(1 ) Ib. p. il. 
(2) Ib. Enquête orale, v. II, p. 210. 
(3) Ib. v. V. p. 255. 
(4) Ib. Enqüête écrite, v. T, p. 208. 
(5) Ib. Enquête orale, v. III, p. 93. 
(6) Ib. v. V.p. 257.
	        
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