les travailleurs sont organisés, la journée de huit heures
est généralement appliquée à la suite de conventions.
Lorsqu'ils ne sont pas organisés le contraire se produit ;
en d’autres termes, la journée de huit heures est mise
pratique dans une certaine mesure par convention, mais
très peu par l’usage.
L'industrie minière est régie, en partie, par des lois
instituant la réforme de huit heures. On peut citer ce-
pendant, comme exemples de conventions, celles qui sont
appliquées dans les mines de charbon du Cap Breton, en
Nouvelle Écosse (9,000 ouvriers) et dans les mines métal-
lifères de Cobalt. Le groupe minier dans son ensemble,
bénéficie donc, dans une large mesure, de la journée de huit
heures. Dans les fonderies, cette pratique n’est pas
courante ; les fonderies de Trail (Colombie Britannique),
font exception.
Dans les Chemins de Fer du Canada, on suit en général
la règle établie aux États-Unis par la sentence MacAdoo
qui institue la base de huit heures. Sur les tramways
électriques, cette même base n’est adoptée que dans la
Colombie Britannique.
Dans certaines villes, des règlements municipaux, appli-
cables à un grand nombre de travailleurs de professions
diverses, imposent les huit heures. D’importants services
d’utilité publique ont adopté cette réforme. Les entre-
prises particulières pour la production de la lumière, de
la chaleur et de la force motrice l’appliquent à la suite
de conventions, en particulier aux ouvriers électriciens.
Deux compagnies de Chemins de Fer (le Canadian et le
Canadian Northern) l’ont instituée à la suite d’une con-
vention conclue avec leurs employés.
En Nouvelle Ecosse, le Lieutenant Gouverneur a, le
28 Mai 1919, donné son approbation à une loi ayant pour
objet la nomination d’une commission d’enquête sur les
heures de travail. Cette loi l’autorise à nommer une com-
mission chargée de faire une enquête et de rédiger un
rapport sur les effets de la journée de huit heures au point
de vue économique, en s’attachant particulièrement à
déterminer les effets de cette limitation sur les points
suivants :—