Object: Rapport sur l'organisation de l'enseignement industriel en Allemagne et en Suisse

eleves des jeunes gens intelligents, déjà rompus au travail du métier et aux dé 
tails du montage, sachant passablement dessiner et ayant une première ins 
truction , les perfectionner ensuite à l’école dans l’étude et dans l’application 
des principes, en les faisant réellement travailler pour les rendre aptes à diriger 
ensuite des ateliers : telle est la marche adoptée à Stuttgard, et qui nous pa 
raîtrait la plus rationnelle et la plus profitable aux industries locales. 
Il convient cependant d’ajouter que les succès obtenus à l’école de tissage 
de Mulhouse, où les jeunes gens sont astreints à travailler sérieusement aux 
métiers, prouvent que l’on peut, dans des écoles semblables, donner rapide 
ment à des jeunes gens déjà instruits les connaissances pratiques suffisantes 
pour qu’ils soient en état de devenir directeurs de fabrications. 
écoles de perfectionnement pour les jeunes ouvriers. 
Sous ce titre on désigne des écoles destinées à donner aux ouvriers déjà 
engagés dans les professions le complément d’instruction qui leur est nécessaire. 
L’enseignement a pour objet le perfectionnement dans l’écriture, dans la 
langue allemande, un peu de littérature, les langues française et anglaise, le 
dessin appliqué aux diverses professions, le calcul, la géométrie , des notions de 
physique et de chimie, de mécanique, la géographie, la tenue des livres, des 
notions sur le commerce, sur la technologie, sur l’industrie et sur l’histoire. 
Ces écoles ont pour but de compléter les études des écoles élémentaires et 
des écoles bourgeoises. Les cours y sont répartis par semestres, de manière 
que celui d’un semestre fait suite au précédent. Les élèves s’y font inscrire pour 
les cours dont ils veulent profiter, mais tout élève nouvellement admis est 
obligé de suivre au moins quatre cours. 
A Berlin, les leçons sont données tous les dimanches de huit heures à une 
heure. Dans d autres villes les séances ont lieu le soir ou le matin. 
Les apprentis ne peuvent y être admis qu’a près avoir reçu de la corporation 
dont ils dépendent, ou d’une école du dimanche pour les apprentis, un certificat 
constatant qu’ils possèdent une instruction élémentaire suffisante. 
La rétribution scolaire est de i5 silbergros ou ï if. 85 cent, par trimestre, 
mais les apprentis qui forment la grande masse des élèves ne payent rien. 
Il existe à Berlin trois écoles de ce genre dont les cours sont tenus le dimanche; 
deux dans les bâtiments des écoles réelles et la troisième dans le gymnase 
Frédéric. 
Dans le courant de deux semestres, de Pâques 1863 à Pâques i 86â, le nombre 
des leçons données a été de cent soixante et dix-huit. Le nombre des élèves 
en moyenne de 1200.
	        
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