LE FONDS DE CHOMAGE DE GAND ÿ
dépenses du Fonds de Chômage atteignirent leur maximum en décem-
bre 1918, où il indemnisa jusqu’à 85.000 journées de chômage par
semaine. Ce n’est guère qu’à partir de mars 1919 que le chômage
commença à décroître et il le fit alors très rapidement, malgré l’aug-
mentation énorme des membres des syndicats.
Au cours de 1919, des modifications assez importantes furent
apportées aux statuts :
1° La section des épargnants individuels disparut. Elle fut rem-
placée par une caisse communale officielle, où tous les ouvriers non
syndiqués peuvent se faire inscrire et où ils touchent, outre l’indemnité
à laquelle ils ont gtatutairement droit, des majorations identiques
à celles des syndiqués.
2° La majoration communale de 100 pour cent, au lieu de porter
sur le premier franc d’indemnité, porta désormais sur les deux pre-
miers francs — à raison de l’augmentation du coût de la vie.
30 On éleva également le montant des secours de voyage pour les
prévoyants à la recherche de travail.
49 Le secours aux enfants des chômeurs secourus fut aussi aug-
menté.
À partir du 1°" janvier 1920, le Fonds de Chômage de Gand reprit
intégralement son fonctionnement normal.
Les tableaux qui suivent décrivent numériquement l’histoire du
Fonds de Gand. On y trouve, mois par mois, le nombre de membres
affiliés, puis les dépenses par membre dans les diverses industries, enfin
les chiffres annuels de toutes les opérations effectuées.
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