L’ÉCHANGE INTERNATIONAL }
contribué à perfectionner non seulement la production du
sucre, mais la culture des betteraves.
Malheureusement ce système provoque souvent des droits
de rétorsion de la part des autres Etats. En outre il a ce vice
rédhibitoire, c'est que les primes constituent une dépense
pour le budget de l’Etat, tandis qu’au contraire les droits de
douane constituent une recette. Or, les Etats, étant généralement
obérés, surtout à cette heure ! sont naturellement plus
disposés à toucher de l’argent qu’à en donner.
À vrai dire nous verrions là aussi un avantage plutôt qu'un
inconvénient parce qu’il n’y aurait plus moyen de faire
croire aux contribuables que la protection les enrichit : ils
sauraient exactement ce qu’elle leur coûte.
Le Libre-Echange.
Après avoir ainsi réfuté les arguments des protectionnistes,
les libre-échangistes prennent l'offensive et font valoir maints
griefs contre le système protecteur :
1° D'abord d’être rétrograde, en sens contraire de l’évolution
économique l«juelle a pour caractéristique l’élargissement
successif du marché, d’abord domestique, puis urbain,
puis national, et voici qu’il veut devenir mondial. Les
douanes extérieures sont une survivance des douanes intérieures
qui existaient autrefois entre les provinces d'un
même pays et qui, en France, furent abolies par la Révolution,
et elles ont la même cause. Tout producteur désire
écarter ses concurrents: il a bien été obligé d'y renoncer
vis-à-vis de ses concitoyens à partir du jour où, l’unité nationale
étant faite, la loi est devenue la même pour tous, m:is
c’est encore possible vis-à-vis des concurrents étrangers et il
en profite. Ces entraves mises aux échanges internationaux,
à seule fin de satisfaire les intérêts privés, disparaîtront
comme les autres. mais en attendant elles ont les mêmes
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