4 * PRINCIPES D’ÉCONOMIE POLITIQUE
pas une classe, économiquement parlant, et il n’y a pas lieu
de lui ouvrir un chapitre spécial au livre de la répartition
puisque pour elle il n’y a pas lieu à partage : là, chacun garde
la propriété de ce qu’il produit.
CHAPITRE |
LES PROPRIÉTAIRES FONCIERS ‘!)
L’évolution de la propriété foncière.
Non seulement l’appropriation de la terre est consacrée
aujourd’hui par toutes les législations, mais encore elle est
considérée comme la propriété-type : quand on parle de «la
propriété », sans autre qualificatif, chacun sait que c’est de
la propriété foncière qu’il s’agit.
Cependant, que la propriété foncière est de date relative-
ment récente et qu’elle a eu même beaucoup de peine à se
constituer.
On peut distinguer dans l’évolution de la propriété foncière
six étapes successives que nous allons brièvement indiquer.
1° Il est facile de comprendre que la propriété foncière n’a
pas de raison d’être chez les tribus qui vivent de la chasse
(1) La classe des propriétaires fonciers comprend trois catégories, à savoir :
a) les propriétaires « faisant valoir » par les bras de salariés ; — 6) les proprié-
taires affermant leurs terres ; — c) les propriétaires cultivant de leurs mains
— lesquelles correspondent à ce que sont dans l’industrie les capitalistes actifs
(entrepreneurs), les capitalistes passifs (rentiers), les travailleurs autonomes
(artisans). Néanmoins, la séparation n'est pas très rigide, car il arrive souvent
que le même propriétaire exploite directement certaines terres et donne à
ferme les autres, ou que, tout en étant fermier, il possède aussi des terres en
propriété.