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qu’elle soit plus prudente à l’avenir. Mais je vous prie en outre de
considérer une chose, honorables collègues, c’est que, aux termes
de cet article 13, on n’évite en aucune façon le tribunal du tra-
vail. C’est le cas de dire que le diable, chassé par la porte, rentre
par la fenêtre. Il est dit au dernier alinéa de cet article 13:
« Pour instituer le tribunal du travail dans les différends con-
cevnant l’industrie il faut le consentement des deux parties ».
« Qu’arrivera-t-il? Que si l’une des deux parties se pro-
nonce pour le recours au tribunal, la seconde s’empressera
immédiatement de l’imiter, car nul ne voudra prendre une
position de nature à faire croire qu’il a tort pour la simple
raison qu’il ne veut pas aller devant le tribunal. Les choses
étant ainsi, il vaut mieux donner à ce problème une solution
totale, intégrale, il vaut mieux oser, d’autant plus que ce
gouvernement a montré qu’il a le courage d'aller en avant,
de s’arrêter, de reculer. En politique, il faut savoir parfois
encaisser, comme sur le ring. L'essentiel est de ne pas être mis
«knock-out», et nous ne le serons pas.
«Les hésitants doivent aussi considérer qu’en discutant
cette organisation il faut tenir compte du régime et du gou-
vernement. Les corporations sont fascistes et les corporations,
pour porter l’épithète de fascistes et agir à l’ombre du faisceau
des licteurs, doivent contrôler leur action et ne rien faire
qui puisse diminuer la capacité productrice de la nation ou
créer des difficultés au gouvernement.
« En dehors donc du contrôle que les corporations fascistes
exerceront sur elles-mêmes, il y a le contrôle suprême du gou-
vernement. ‘t'a-t-on fait durant ces trois dernières années
de pratique adicale ? Je ne suis pas le secrétaire des corpo-
rations; mais 11 n’y a eu aucune grande question syndicale,
dans le commerce, quand il s'agissait de la loi sur le contrat
d'emploi privé; dans la navigation, quand il s'agissait du con-
trat des gens de mer; dans la Fédération du Livre, il n’y
à eu, dis-je, aucune question mettant en jeu des intérêts
syndicaux d’une grande portée que je n’aie pas examinée
et parfois tranchée.
1 Les choses étant ainsi, je crois que la Confédération de
l'industrie peut faire un pas en avant et qu’elle le fera, car je
crois fermement aussi que les avantages seront de beaucoup
supérieurs .aux inconvénients.
« Honorables Collègues, avant de terminer, je veux dire
et expliquer pourquoi je suis arrivé à cette conclusion.
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