PÉRIODE DE 1854 A 1865. 345
lions ayant pour objet, dans le Mémoire, le contenu
même des traités, ne nous ont rien appris de nou
veau. et que nous saluerons avec joie les conditions
plus favorables, que le cabinet impérial réussirait à
se faire accorder à lui-même dans des négociations
uUéiieures avec la France, puisque le bénéfice de
ces conditions meilleures nous est d’avance assuré à
nous-mêmes par les traités. »
Les historiens allemands dont certains le recon
naissent eux-mêmes ne sont peut-être pas, en raison
de leur nationalité et de la date encore fraîche de
ces débats, dans les conditions voulues pour juger
avec toute 1 indépendance désirable la querelle qui
s’élevait ainsi h nouveau entre les deux grandes
puissances de 1 Allemagne, dans des termes que
nous ne venons de reproduire si complaisamment
que parce qu’aucune des pièces diplomatiques li
bellées par la suite ne les ramène avec plus de net
teté et de précision. Celte querelle sur laquelle nous
pouvonsnousexpliquerd’autantpluslibrement,que
nous n’avons pas les mêmes motifs de nous récuser,
trouvait, comme ou vient de voir, son prétexte e’t
son aliment dans le traité de février 1S53, dont la
redaction, sujette à équivoque, était issue elle-même
de la grande crise antérieure, et de la solution in
suffisante qui y avait mis fin.
Ce traité avait ouvert à l’Autriche la perspective
d’une union douanière ultérieure avec le Zollverein,
alors que les bases économiques et autres d’une jia-