106
l’allemagne économique.
sans retard à la grande association douanière des
ouvertures, bientôt couronnées d’un plein succès.
Le duché se déclarait prêt à adopter le système
d’impôts prussien relatif à la bière, au vin, à l’eau-
de-vie et au tabac, en même temps que l’ensemble
des dispositions régissant l’union sous quelques mo
difications transitoires, nécessitées par sa situation
géographique vis-à-vis du Hanovre. Par contre, on
ne faisait pas d’objection à ce qu’il figurât dans le
Zollverein avec la voix délibérative d’un membre
indépendant. Mais sa constitution territoriale fit
surgir une difficulté, provenant de ce qu’il avait
demandé son admission pour toutes les parties prin
cipales de son domaine et notamment aussi pour
ses districts du Ilarz et du Weser. Ces districts, non
contigus à la portion dominante on essentielle du
territoire, formaient une langue de terre étroite,
s’étendant du Weser au Harz et qui séparait nette
ment tout le cercle hanovrien de Gruben-Hagen
avec Gottingues et le comté de Hohenstein du reste
du royaume de Hanovre. Et comme ce cercle serait
devenu par l’accession du Brunswick, une véritable
enclave du Zollverein, condamnée en fait à l’an
nexion, le Hanovre devait éprouver des craintes sé
rieuses et être fortement tenté de faire échouer les
desseins de son ancien allié. D’un autre côté la
Prusse songeait à tirer parti de cette situation pour
entraîner le Hanovre dans l’orbite du Zollverein ;
mais dans dans les quelques négociations qui fu-