Full text: Compte rendu des travaux de la Chambre Syndicale pendant lʹannée 1926

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savez que chacune des parties désigne son arbitre, ou bien 
encore le Président de la Chambre Arbitrale, suivant un autre 
système, les nommerait aux lieu et place des intéressés : mais 
quand les parties (ou les arbitres) s’apercevront qu’il y a une 
difficulté à résoudre, une question juridique importante, nous 
avons voulu, dans le règlement élaboré récemment à Paris, 
ouvrir largement la porte comme ayant voix au chapitre, non 
seulement aux arbitres, mais encore aux avocats, aux avoués, 
aux agréés en exercice ou en retraite, aux membres des tribu- 
naux de commerce et des chambres de commerce, aux experts 
zomptables, ete. Nous avons donc stipulé que chacune des 
sarties intéressées pouvait soit venir elle-même à l’arbitrage, 
soit s’y faire représenter si ses affaires l’empéchaient d’y assis- 
ler, et même encore s’y faire assister par tout mandataire à 
son choix, et mandataire peut vouloir dire avocat. si vous le 
voulez ainsi. 
Donc, faisons confiance à l’expérience, car rien en ce monde 
ae s’édifie sans la collaboration patiente et quelquefois doulou- 
reuse du temps. 
Je ne crains pas l’usage de la liberté, parce que justement 
si nous commettons des fautes nous nous corrigerons par 
notre propre vertu sans aller chercher ailleurs un sauveur 
“A pplaudissements). ; 
Une dernière observation. J’ai lu dans le Règlement de la 
Société pour la Défense du Commerce et de l’Industrie une 
phrase qui me paraît devoir être méditée “il est dit que le 
règlement en question ne peut être utilisé que par les membres 
de l’association eu-mêmes, mais on exclut les étrangers. 
Du reste, je vais vous donner lecture de cet article 7 : 
« Seuls les membres de la Société pourront profiter des 
présentes dispositions, mais ils pourront constituer un 
arbitrage avec une partie qui n’appartiendra pas à la 
Société >». 
Par conséquent, lorsque deux tommerçants ne seront pas 
membres de la Société pour la Défense du Commerce de Mar- 
seille, ils ne pourront pas venir vous demander de résoudre, 
par votre arbitrage, les difficultés qui les divisent. Eh bien, 
je ne crois pas cela de bonne politique. J’estime que pour le 
rayonnement de votre Association, il serait bon de ménager 
un accueil plus large et d’accepter même les non-adhérents : 
ils deviendraient certainement, demain, membres de votre 
Société : ils auraient appris à apprécier vos services et ils
	        
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