332 L ALLIÍMAGNE ÉCONOMIQUE.
de la part de leur gouvernement, dans la confection
du Iraité, ne produisit qu’un effet médiocre, et on
peut même se demander si, vu les circonstances,
cette déclaration, sur laquelle le ministère prussien
revint encore plus d’une fois dans l’échange de cor
respondances qui s’engagea par la suite, ne manqua
pas d’à'propos et ne fut pas plutôt nuisible que pro-
iitable. Car le nouveau traité devait, selon toute
apparence, modifier du tout au tout la position du
Zollverein vis-à-vis de l’Autriche et créer d’insur
montables obstacles à la prorogation aussi bien qu’à
l’épanouissement du traité de février, sans que la
Prusse pût à cet égard s’y tromper plus que n’im
porte lequel des gouvernements associés. D’ailleurs
la froide résolution de la Prusse perce assez à tra
vers l’humilité diplomatique de la dépêche, qu’elle
expédiait à Vienne le 7 avril 1862, pour saisir aussi
le cabinet impérial du résultat des négociations avec
la France et pour ne pas laisser plus longtemps sans
une réponse quelconque, si difficile qu’elle fût, le
mémoire de septembre 1861, dans lequel l’Autriche
exprimait ses doléances et ses appréhensions. Cette
dépêche dont, à notre grand étonnement, nous
Il avons pas trouvé trace dans l’ouvrage cependant
consciencieux jusqu’à la minutie de M. Weber,
alors qu’elle figure tout au long dans le recueil de
MM. Aegidii et Klauhold et que l’embarras de son
signataire lui prête un piquant incontestable, émet
en terminant l’espoir de voir attribuer par le gou—