; PRINCIPES D’ÉCONOMIE POLITIQUE
mettent de se passer de monnaie et qui par conséquent
rendent la monnaie moins atile et moins demandée.
En ce qui concerne le papier-monnaie et le billet de
banque, leur émission équivaut à un accroissement de mon-
naie métallique et par conséquent doit avoir pour effet sa
dépréciation et une hausse de prix. Il ne faut pas oublier
cependant de déduire de la valeur de cette monnaie de
papier la quantité de monnaie enfermée dans l'encaisse
des banques et que le billet ne fait que remplacer dans la
circulation (Voir au Crédit, chap. Vr)
Mais c’est surtout par le chèque et les compensations que
le crédit se substitue à la monnaie. Sans ces puissants auxi-
liaires celle-ci n’aurait pu suffire, malgré les nouvelles
mines d’or, à l’accroissement général des besoins du com-
merce et très probablement nous aurions vu un mouvement
inverse de celui que nous avons Vu jusqu’à ce jour, à savoir
un renchérissement notable de la monnaie et une baisse
consécutive des prix.
d) La plus ou moins grande activité de l’échange) ventes,
prêts, escomptes, paiement de salaires, etc.) agit aussi sur la
valeur de la monnaie. mais en sens inverse des trois causes
précédentes, c’est-à-dire que plus il y à à faire d’échanges,
plus la monnaie est demandée, et par conséquent plus sa
valeur monte. Et comme tel est le cas généralement par tous
les pays, il y a dans cet accroissement de la demande de la
monnaie une force qui tend à relever sa valeur ou tout au
moins, même quand sa quantité augmente, à enrayer sa
dépréciation, à relever son utilité finale, à lui servir de
parachute.
Cette question des causes de la variation des prix était
déjà passionnément agitée avant la guerre par suite de la
grande hausse des prix qui s’était manifestée par tout pays
dans les dernières années du xx’ siècle et avait donné lieu à
d'innombrables enquêtes dans les journaux et controverses
dans les sociétés savantes. La hausse des prix à partir de
1896, année qui marque le point de départ de la courbe
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