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LE PÉROU ÉCONOMIQUE
ci, au rapport de la quantité et qualité de latex produit,
qui diffère comme de 3 à 5. On lui donne la dénomination
d’andenense, parce qu’on le rencontre remontant les Andes
jusqu’à plus de 1.600 mètres au-dessus du niveau de la mer ;
on le nomme aussi orco-shiringa et le produit s’appelle
weak fine (1). L’aspect de cet Hevea est le même que
celui du Brasilensis.
4° L’Hevea lutea, tronc de 18 à 20 mètres de hauteur,
forme cylindrique de 70 à 80 centimètres de diamètre.
Le latex de cet arbre a la propriété d’occasionner des
taches noires.
5° Les Micrandias, famille qui comprend quatre classes
d’arbres distincts, originaire du bassin de l’Amazone,
comme la Manisoba qui forme la sixième catégorie.
Toutes ces espèces croissent particulièrement dans les
terres d’alluvion, au bord et à l’embouchure des rivières;
elles produisent le caoutchouc le plus estimé, connu en
Europe sans le nom de « fine-para », qualité qui occupe
la meilleure place et atteint les plus hauts cours sur les
marchés. Viennent ensuite les castilloas, au tronc de
15 mètres de hauteur, de 60 à 90 centimètres de dia
mètre, aux feuilles grandes mais assez rares, l’écorce de
couleur semblable à celle des Heveas. Le Castilloa, dont
on pratique la culture rationnelle au Mexique, peut être
exploité dès l’âge de cinq ans, tandis que l’Hevea ne com
mence à produire d’une façon rémunératrice qu’à quinze à
dix-huit ans. En revanche, l’Hevea n’atteint la caducité
qu’après plus d’un siècle, tandis que la longévité du Cas
tilloa ne dépasse guère vingt-cinq à trente ans.
Il existe encore des ficus de l’ordre des (Jlmacées,
arbres et arbustes qui présentent une variété de plus do
(1) D’après J. M. Von Hassel.