Full text: La crise du petit commerce

117 
s que la société coopérative de consommation ne peut 
» inventer un système de vente au détail flambant neuf, 
» et surtout en ce qui concerne les prix » *. 
Mieux encore : il tombe sous le sens que, sauf dans 
un pays entièrement prolétarisé, les coopératives, même 
fonctionnant à la perfection, ce qui n’est point le cas, 
ne peuvent rendre superflus les magasins indépendants. 
{1 y a une énorme exagération à prétendre que le coo- 
pératisme peut faire disparaître le commerce libre. Si 
cela s’est produit ici ou là ?, il faut admettre qu'il 
s'agissait de contrées où la situation sociale est anor- 
male, de régions industrielles où les besoins sont en 
quelque sorte nivelés par la misère. En effet, « nous 
» arrivons ici à un point qui, lorsqu’on porte un juge- 
» ment sur la question des coopératives, est souvent 
négligé, à savoir la supériorité tout à fait évidente 
! «Auch ein so eifriger Fôrderer des Konsumvereins- 
» wesens Wie L. Parisius erklärt — wie ich schon erwähnte 
» — im jahrgang 1868 der Blätter für Genossenschaftswesen 
> S. 173: «Man wird sich mehr und mehr überzeugen, 
» dass der Konsumverein kein funkelnagelneues Detail- 
» verkaufssystem erfinden kann — am allerwenigsten in 
» Anschung der Preise.» (Wernicke, Kapitalismus und 
Wiftelstandspolitik, p. 201). 
P. Beuttner dit aussi (op. cit, p. 31) : « Noch vor wenigen 
» Jahren erhoben die schweizerischen Konsumvereine den 
> Anspruch einer verbilligten Warenvermittlung unter 
) Ausschaltung des selbsterwerbenden Kleinhandelsstandes…. 
» Dass sich ein solches Ideal durch die Konsumgenossen- 
» schafît nicht erwirken lässt, haben wir bereits an dieser 
» Stelle dargetan. » 
* Brandenberger, La Croisée des routes, p. 3: « L’épicier 
indépendant a été complètement supplanté dans certaines 
régions de France et de Belgique par les sociétés à suc- 
» cursales et les coopératives qui seules — ou presque — as- 
y» surent le ravitaillement de la population.» À côté de la 
pauvreté de cette population, on peut se demander si la 
médiocrité professionnelle des détaillants de ces régions 
n’a pas puissamment contribué à amener ce résultat et s’il 
ne serait pas possible au commerce privé de se livrer à une 
-ontre-offensive au moins partielle.
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.