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ganisme très démocratique, et par là même jaloux des
prépondérances personnelles :
« L'égalité et la fraternité pénètrent toute l’organi-
> sation, seule la liberté, de l’avis de fonctionnaires su-
» périeurs, laisse maintes fois à désirer. »
Cependant ces vues ont été contestées, mais à tort, à
notre avis. Le Dr Grüger, cité par Wernicke ?, dit en
effet :
« Mais si la société prend un grand développement,
» on engage toujours des personnes qui connaissent les
» affaires $, de sorte que le reproche des détaillants que
»les dirigeants des sociétés de consommation ne com-
» prennent rien au commerce est, comme le montre
‘la pratique, dénué de fondement. » *
Nous avons vu plus haut que la constitution démo-
cratique des coopératives nuisait à leur développement
commercial. Pourtant, elle n’a pas même l'avantage
d'empêcher que s’établisse, malgré toutes les précau-
lions démocratiques qui figurent sur le papier (statuts),
le gouvernement d’une coterie ou même d’un individu
isolé pour les avantages exprès de la société ©.
{ &cEgalité» und «Fraternité» ziehen sich durch die
bganze Organisation hindurch, nur die « Liberté » lässt
>nach Ansicht hôherer Beamten hin und wieder zu
>» Wünschen übrig. »
* Kapitalismus und Mittelstandspolitik, p. 491.
* Cf. les renseignements positifs de Steiger donnés plus
haut sur la coopérative de Bâle. Avec un chiffre d’affaires
atteignant des dizaines de millions, celle-ci n’est-elle pas
encore assez dévelopée pour mériter une bonne direction
commerciale ? Il ne suffit pas de vouloir engager des gens
capables, il faut les trouver, et pour cela, il faut les paver en
ronséquence.
* «Nimmt aber das Geschäft erst grôsseren Umfang an, so
» werden auch stets geschäftskundige Personen angestellt,
» und der Vorwurf der Kleinhändler, dass die Leiter der
> Konsumvereine nichts von dem Geschäft verständen, ist
» wie die Praxis zeigt, aus der Luft gegriffen. »
° Cf. Hans Müller, op. cit, en entier, et surtout les 38
premières pages.