Full text : La crise du petit commerce

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nomie privée qu’elles peuvent combattre efficacement
l’économie privée. Ne nous étonnons pas si, « au lieu de
la grosse supériorité qui devait étrangler le commerce
privé, le contraire peu à peu se produisit » * et si beaucoup
 de coopérateurs, ‘désillusionnés, rendirent leur
confiance au commerce privé, sans nécessairement pour
rela démissionner de la coopérative.
Résumons-nous : Les sociétés coopératives de consommation
 sont une entreprise à la fois capitaliste et
révolutionnaire, et, comme telle, doublement dangereuse
 pour la classe moyenne, sans présenter pour la collectivité
 d'avantage que la classe moyenne ne pourrait
lui donner, en le voulant bien. C’est leur prêter un mérile
 imaginaire que de dire qu’elles ont préservé le domaine
 du commerce des denrées alimentaires de l’emprise
 du grand capital ?.

serait soumis à une persécution qui le forcerait rapidement
à abandonner sa place. Et comme il s’agit que le plus de camarades
 possible puissent profiter de l’admirable filon, la
production par homme est systématiquement abaissée. C’est
une sorte de grève perlée permanente : « Surtout, pas de
zèle.» Avec cela, les traitements sont élevés, le rôle politique
 de la coopérative lui ôtant la liberté de discuter le tarif
avec les ouvriers avec l’énergie qu’y mettrait un patron bourgeois.
 Trop payée par en bas, trop peu payée par en haut,
la hiérarchie coopérative présente l’image fidèle de celle
des fonctionnaires d’Etat, avec pour conséquence la même
‘nsuffisance de rendement.
 Brandenberger, La croisée des routes, p. 2.
? On lit dans Wernicke, op. cit, p. 495: « Wohl nur dem
> Vorhandensein der Konsumvereine haben wir es zu dan-»
 ken, dass das Grosskapital auf dem Gebiete des Verkaufes
» von Lebensmitteln u. s. W. noch wenig zu sagen hat.»
Tout aussi imaginaire nous paraît l’opinion de Wernicke
Die wirtschaftliche Bedeutung der Warenhäuser, p. 16))
quand il assigne aux grands magasins le rôle de résister aux
irusts, ce que, dit-il, des détaillants isolés ne sauraient faire.
Et les sociétés d'achat ? Il est vrai que Wernicke semble en
être adversaire. On dirait même qu’il ne conçoit pas ou ne
prévoit pas les associations professionnelles de petits dé-‘aillants

            
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