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qu’aux autres entreprises, quelles qu’elles soient, à égali-
té de bénéfice net. Si cette pratique de l'imposition du
gros pour protéger le petit et le nourrir débordait du com-
merce sur l’industrie et sur toute l’organisation éco-
nomique (une fois qu’on a commencé, il n’y a plus
aucune raison de s'arrêter), on tuerait les maisons qui
exportent et on ruinerait la prospérité nationale. Il y a
mieux : Cette « réforme » de nos principes de gouver-
nement nous conduirait droit au collectivisme, c’est-à-
dire à la ruine de cet ordre social dont la classe moyen-
ne est censée être le bastion.
L'extension de la loi fiscale d’exception à toutes les
grandes affaires « serait, malgré ses suites fatales, au
» Moins une reconnaissance logique du principe que le
» petit a le droit d’être alimenté par le grand. Sans
»idoute, l'application conséquente de ce principe nous
> conduirait bientôt à l’état socialiste. » ‘
La politique négative n’est pas seulement contraire
au principe de l’égalité devant l'impôt, elle est contraire
au principe de l’égalité devant la loi. Elle est même con-
traire tout simplement à la justice :
« La clameur éternelle de certains petits cercles après
»lJ'aide de l’Etat et l’étranglement fiscal de la concur-
> Tence, est un signe de pauvreté spirituelle et de déca-
» dence, et aussi d’un sentiment du droit complètement
»abaissé. Car si je lèse mon concurrent à l’aide d’un
» impôt dans l'intention arrêtée d’amener sa ruine éco-
> nomique ou si je le dépouille de son bien par la vio-
>» lence, où donc est la différence ?
«Et c’est en faveur de tels éléments que le gagne-
! «Es wäre das trotz seiner schlimmen Folgen wenig-
»stens eine logische Anerkennung des Grundsatzes, dass
» der Kleine ein Anrecht darauf hat, von den Grossen ali-
» mentiert zu werden. In konsequenter Durchführung die-
»ses Gedankens würde man dann allerdings bald auf den
) sozialistischen Staat kommen. » (Wernicke, loc, cit. p. 20).