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> qui se trouveraient dans l'édifice, Mais en Amérique, la
> vie humaine est aussi comprise dans le devis en dol-»lars;
le calcul des probabilités enseigne que, même
» dans les bâtiments les plus dangereux, il y a si rare-»
ment des personnes qui perdent la vie par suite d'in-»
cendie qu’il est encore plus avantageux de payer des
» indemnités s’il s’est produit une catastrophe et de faire
» ensevelir les victimes à ses frais au milieu du deuil
» national, que de prendre des mesures de sûreté si coû->
teuses et si génantes pour une exploitation avantageuse
» de l’entreprise.
» Mais il serait injuste d’accuser les seuls Américains
d’insouciance à l’égard du danger d’incendie, Les ma-»
gasins de Paris, qui constituent un volume unique, non
» pariagé, sont moins dangereux iout au plus parce
» qu’ils ont moins d’étages… Etant donnée l’insouciance
avec laquelle, justement au rez-de-chaussée, parce
» que c’est là qu’il y a le plus de public, on accumule
» régulièrement les étoffes légères, les rubans, les cha-»
peaux de dames, il suffirait d’une allumette pour pro-»
voquer un incendie formidable. En particulier à Bru-»
xelles et à Anvers, on a, dans quelques grands maga-»
sins, afin de mieux attraper le client, transformé l’en-»
trée en une sorte de galerie de mine, tellement le pla-»
fond et les parois sont encombrés de rubans, de jouets
» et de cartes illustrées. Il suffirait d’un fou ou d’un con-»
current décidé aux moyens extrêmes pour transformer,
» de là, toute la maison en une mer de flammes que les
» tapis ornant les balustrades des escaliers et des galeries
» étendraient rapidement aux étages supérieurs, de sorte
» que pas un chat ne pourrait sortir sain et sauf de ce
bûcher de luxe.
>» Il a fallu la « tutelle », si souvent maudite et pourtant
indispensable, étant donné ce qu'est l’homo sa-»
piens, de la police allemande, pour apporter un changement
à cette situation en imposant aux Warenhäu->