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été au préalable ajouté au prix de vente. Il a pu en être
ainsi à l’occasion. Ce fait prouverait tout au plus qu’il
existe des détaillants inintelligents. Cependant, on trouve
des coopérateurs isolés qui ont eu le courage de recon-
naître que ce fait n’est point général, ainsi Max Ra-
destock, de Dresde, qui s’exprimait comme suit en
1907 : !
« Les détaillants et autres artisans se sont nui à eux-
» mêmes en s’obligeant à céder à leurs clients une partie
> de leur bénéfice, ce à quoi ils n’étaient pas tenus au-
> paravant. » ”
Dans quelle mesure les services d’escompte ont-ils été
une arme efficace contre les coopératives ? D'après Fau-
cherre, ils leur ont nui passablement, sans doute, mais
ils n’ont pu entraver le mouvement coopératif d’une ma-
nière durable. Cet échec serait imputable, de nouveau, à
l’égoïsme de leurs protagonistes. *
Dans le camp des détaillants, on est d’un tout auire
avis, Paul Beuttner trouve considérables les résultats de
la politique de défense. Ils eussent mis, à son avis, les
coopératives en très fâcheuse posture si seulement les
petits commerçants avaient appliqué strictement la dis-
! Dans le Jahrbuch des Zentralverbandes deutscher Kon-
sumvereine. Cité par Faucherre, Die Händler-Rabattspar-
vereine, p. 233.
? «Schaden haben die Krämer und sonstigen Gewerbetrei-
» benden sich selbst gebracht, weil sie einen Teil des Ge-
» winnes an ihre Kunden abtreten müssen, was sie vorher
bp nicht nôtig hatiten. »
3 Faucherre, op. cit, p. 251 :
«Nicht die Unfähigkeit der Händler-Rabattsparvereine
»ist schuld an ihrem Misserfolge im Kampfe wider die
» Konsumgenossenschaften, sondern allein die falsche Pro-
» blemstellung. Für die Händler-Rabattsparvereine kann es
» sich nicht darum handeln zu fragen : wie kônnen wir die
» Konsumgenossenschaften und Warenhäuser vernichten,
» sondern allein darum: wie kônnen wir neben den Kon-
» sumgenossenschaîten und Warenhäusern konkurrenzfähig
» werden. »